Le métier

Le parage bovin, pourquoi et comment

Un pied sain, c’est un animal qui se déplace, s’alimente et produit dans de bonnes conditions. Le parage régulier par un pédicure bovin qualifié prévient les boiteries et protège la santé de votre troupeau.

Qu’est-ce qu’un pédicure bovin ou pareur ?

Le pédicure bovin, que l’on appelle aussi pareur, est un professionnel de santé animale, spécialiste du parage des onglons. Il n’est pas vétérinaire : son intervention porte sur les opérations habituelles de parage, dans un cadre fixé par la loi et clarifié avec l’Ordre des vétérinaires. Si une lésion dépasse ce cadre, un pédicure sérieux vous redirige vers votre vétérinaire traitant. Vous souhaitez savoir comment devenir pédicure bovin, quelle formation suivre et comment le métier est reconnu ? Consultez notre page dédiée au métier de pédicure bovin.
Les bénéfices

Pourquoi le parage est-il essentiel pour vos bovins ?

1

Prévenir les boiteries

Le parage régulier limite les lésions et maintient l’aplomb de l’animal.
2

Protéger la production

Un bovin qui souffre du pied mange moins et produit moins. Une boiterie non traitée coûte entre 350 et 500 € par épisode, en pertes de production et en soins.
3

Un geste technique

Un parage de qualité demande un savoir-faire précis : c’est celui des pédicures adhérents à l’association nationale des pédicures bovins.
La fréquence

Quand faire appel à un pédicure bovin ?

Le rythme dépend du système d’élevage, mais le principe reste le même : mieux vaut prévenir que guérir. Un parage préventif régulier évite l’apparition de boiteries, alors qu’une intervention tardive coûte plus cher en soins et en perte de production.

Parage en système laitier

En système laitier, le parage préventif s’inscrit dans le rythme même de l’élevage : une à deux interventions par an suffisent généralement à limiter l’apparition de boiteries. La manipulation quotidienne des animaux (traite, alimentation, déplacements réguliers) facilite le repérage précoce des premiers signes, ce qui permet d’agir avant que la lésion ne s’aggrave. La production laitière sollicite aussi fortement les aplombs : un suivi régulier limite l’impact des boiteries sur la production et le confort de l’animal.

Parage en système allaitant

En système allaitant, le rythme suit le cycle de pâturage : une intervention est souvent réalisée à la rentrée en bâtiment, moment où les animaux redeviennent plus accessibles après plusieurs mois dehors. En pâture, le sol souple et la marche naturelle limitent l’usure des onglons, ce qui explique un besoin moins fréquent qu’en système laitier. La fréquence varie toutefois selon la région et la durée de sortie : plus la période de pâturage est longue, moins les interventions préventives sont nombreuses, et beaucoup restent aujourd’hui réalisées dans l’urgence.
Les signes qui doivent vous alerter : un animal qui commence à tourner les pieds vers l’extérieur, une posture qui change, ou l’apparition d’une lésion visible : ces signes doivent faire intervenir un parage curatif sans attendre.
Questions fréquentes

Ce que l’on nous demande souvent

Le pédicure bovin est-il vétérinaire ?

Non. Le pédicure bovin est un professionnel de santé animale distinct du vétérinaire, dont l’intervention est encadrée par la loi (ordonnance du 20 janvier 2011).

Non. En laitier, la manipulation quotidienne des animaux permet un suivi rapproché, avec 1 à 2 parages préventifs par an. En allaitant, le rythme est généralement plus espacé : souvent une fois par an, à la rentrée en bâtiment, car les animaux passent une grande partie de l’année au pâturage.

Oui. Même sans passage en bâtiment, un parage préventif reste recommandé au moins une fois par an. L’absence de manipulation régulière rend le repérage des premiers signes plus difficile, ce qui augmente le risque d’intervenir tardivement, dans l’urgence plutôt qu’en prévention.

Non, elle varie selon la région et le mode de conduite du troupeau. En zone de montagne (alpages), la saisonnalité impose un rythme marqué par la sortie et la rentrée des bêtes. En zone de plaine ou d’élevage plus intensif (Bretagne, Centre-France…), cette saisonnalité n’existe pas et le rythme dépend davantage du système laitier ou allaitant que du calendrier. Le pédicure bovin de votre secteur reste le mieux placé pour évaluer la fréquence adaptée à votre exploitation.

Consultez l’annuaire des pédicures adhérents à l’ANPB, classés par région. Ouvrir l’annuaire

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